8/10White jazz

/ Critique - écrit par Val Lazare, le 03/01/2003
Notre verdict : 8/10 - Un jazz et puis s'en va (Ecrivez votre critique)

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1958. Los Angeles. Mickey Cohen est sorti de prison mais incontestablement, il n'est plus le seigneur du crime à L.A. Ses lieutenants ont pris la poudre d'escampette ou ont été abattus. Le business du Mickey est au plus bas, tout le monde le sait. La question est de savoir qui va prendre la relève.

White Jazz est la suite chronologique de L.A confidential. Ce roman met un point final aux déboires des flics de L.A (et à sa trilogie avec Le Grand Nullepart, L.A confidential et White Jazz. Le Dahlia Noir pouvant être considéré comme indépendant). Et Ellroy fait monter la sauce sur son habituel triptyque police-politique-mafia.

Entre combines foireuses et coups de génie, chaque protagoniste essaie de marquer des points. Les protagonistes donc... c'est avec plaisir que l'on retrouve certains anciens de L.A confidential et du Grand Nullepart : Ed Exley, Thad Green, Mickey Cohen, Bob Gallaudet and mister Dudley Smith. On repense aussi, avec un petit pincement, à tous les autres mauvais garçons qui ne sont pas présents dans White Jazz pour cause de mort brutale.

La tension est à son comble à L.A. Ed Exley, devenu chef des inspecteurs, a l'intention de couper l'herbe sous le pied à ce petit démocrate de Morton Diskant. Celui-ci est opposé à Bob Gallaudet, ami et allié d'Exley, dans la course aux élections municipales. Le procureur Welles Noonan veut lancer une enquête fédérale sur les pratiques obscures du LAPD. De son côté, Mickey Cohen, n'est plus qu'un vieux barbon sans le sou. Pour se renflouer, Cohen se lance dans le cinéma. Il produit "l'Attaque du vampire atomique"... c'est dire si le Mickey est tombé bas. Dudley Smith, qui dirige la brigade antigang, mène l'enquête sur le cambriolage d'un entrepôt de fourrures et ses quelques millions évaporés. Enfin, un petit nouveau, David Klein, à la fois flic, avocat et à l'occasion, "effaceur" pour le milieu, bosse avec son partenaire, un camé du trognon, sur une effraction peu banale.

Klein n'est pas ce qu'on pourrait appeler un bon samaritain. Sûr qu'y doit pas trouver le sommeil facilement. Ah ouais, il en a gros sur la patate même. Mais bon, le petit Dave est un dur, pour l'instant, y tient le coup. Pour l'instant...

Ellroy et sa verve brûlante font leur effet sur White Jazz. La narration-pensée de Klein est parfois dure à encaisser, mais quand ça passe, vous vous retrouvez dans les cordes, sonné par le délire-cauchemar ambiant. Impressionnant. Un très bon bouquin.

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