5/10Tara Duncan : Le sceptre maudit

/ Critique - écrit par Guillaume (), le 08/01/2006
Notre verdict : 5/10 - De l'imaginaire à défaut de style (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 6 réactions

Tara Duncan est une magicienne. Elle vit habituellement sa jeunesse sur la Terre, mais un attentat l'oblige à se rendre sur AutreMonde, où elle est princesse de l'Empire d'Omois.

Magister, le méchant machiavélique récurrent, souhaite s'emparer du pouvoir à l'aide d'une armée de démons et par la même occasion anéantir la race des dragons. Pour parvenir à ses fins, l'abject personnage s'est approprié le sceptre maudit, un bâton capable d'annihiler la magie.

Tara Duncan, le sceptre maudit s'adresse à un public jeune. Pourtant on pourrait penser que la jeunesse a le droit de lire de la prose très qualitative. Il n'en est rien ici. Presque un quart du livre est consacré à la présentation des personnages et des lieux, saupoudrée d'un historique de la splendeur de la magicienne Tara et de ses amis. A priori indispensable pour se repérer dans une saga de plusieurs tomes, cette "introduction" a surtout le mérite de donner l'envie de refermer le livre tellement les structures de phrases et le style sont mauvais. On hésite entre écriture laborieuse et rédaction bâclée.

Une fois cette déconvenue passée, l'intrigue peut prendre place. Pleine de rebondissements et de coups de théâtre, elle captive toute l'attention. Les trames multiples, les fausses pistes et les coups d'éclat sont très plaisants à découvrir et ne manqueront pas de faire rêver les têtes blondes.
Les personnages, que ce soient les amis de Tara, tels Cal le voleur qui regorge d'astuce et d'humour, Moineau qui se transforme en bête, façon docteur Jekyll et Mister Hyde, ou ses ennemis, tels le Chasseur, vampire capable de se camoufler à l'extrême, tous s'agitent à un moment ou un autre avec brio et humour, ce qui les rend attachants et humains.

Les préoccupations adolescentes sont assez judicieusement intégrées au récit. Ainsi l'elfe Robin est amoureux de Tara tout en étant bien trop timide pour le lui révéler ; Tara voit d'un mauvais oeil sa mère s'amouracher d'un éventuel beau-père...

Difficile de trancher sur la qualité de Tara Duncan. On aurait envie de se laisser porter par l'imaginaire et l'aventure, mais la faible qualité de l'écriture plombe une plaisante lecture. Quand on apprend dans les remerciements que des centaines de pages ont été coupées pour parvenir à ce pavé de presque 400 pages, on peut légitimement se poser des questions...

A découvrir
Dahlia noir (Le)
Dahlia noir (Le)
White jazz
White jazz
Herbe bleue (L')
Herbe bleue (L')