7.5/10Le Monde d'Allia - Tome 1 - La cité de Gâa

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 24/06/2011
Notre verdict : 7.5/10 - Lady Gâa (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 4 réactions

Entre l'ancien monde et le nouveau, une barrière de ronces. C'est en partie ce à quoi devront faire face Meltem, Hégoa et bien sûr la jeune Allia, héroïne de ce tome haletant du monde d'Alia. On attend déjà la suite !

La cité de Gâa, premier tome d'une trilogie appelée Le monde d'Allia, débute par une carte : pas de doute, le livre de Sylvie Kaufhold est bien un livre de fantasy. Dans de monde-ci existaient au départ trois peuples bien différents : les Winds, navigateurs aux pouvoirs nautiques, les Iokas et les Fenjs. Puis la terre s'est ouverte et un nouveau monde a surgi au milieu de la forêt séculaire, un nouveau monde aux quatre territoires distincts : la Marge, le Burdal, les Plaines et les Montagnes, chacun peuplé d'une ethnie propre. Pour couronner le tout, une sauvage et étrange haie de ronces sépare désormais le nouveau monde et l'ancien monde.

Wind of change

Les quelques premières pages du roman décrivent ainsi ce monde tout en présentant les principaux personnages : Meltem, jeune négociant du Burdal, Allia sa sœur et Hégoa leur cousine aux origines winds (windes?), tous adolescents/jeunes adultes. D'emblée cette particularité ancre évidemment La cité de Gâa dans une mouvance de fantasy pour la jeunesse, même si bien sûr tout le monde peut largement y trouver son compte. Du reste le livre se dévore rapidement, en partie parce qu'il n'est pas très long (300 pages écrites plutôt gros), en partie parce que l'amateur de fantasy est en terrain connu (un monde moyenâgeux, des objets magiques, des peuplades aux caractéristiques et coutumes bien définies) et en partie par l'écriture limpide de Sylvie Kaufhold. Sous sa plume, le personnage d'Allia, qui donne son nom à la trilogie, est terriblement attachant : découvrir une jeune fille comme héroïne souffle comme un vent frais sur un genre autrefois surtout gardé par les mecs, qu'ils soient de jeunes freluquets à la recherche d'eux mêmes ou de grands costauds aux muscles saillants. On sent ainsi une réelle volonté d'ouvrir la fantasy au public féminin, on espère juste que cela n'aboutira pas dans les tomes suivants à une twilighterie mièvre.

Under the same sun

Outre cette volonté manifeste, le lecteur pourra aussi mettre en avant la richesse d'un monde où les alliances sont nécessaires et se font et se défont. Certes on est loin des machinations tortueuses de la saga du Trône de Fer, mais on est tout aussi loin d'un monde simpliste où les méchants restent les méchants et où les gentils ont toutes les qualités. Au contraire, dans le monde d'Allia, le bien et le mal semblent dépendre de l'angle pris pour les observer. Et les différences entre les peuplades, si elles sont marquées, ne les qualifient pas forcément dans un clan immuable. C'est sans doute pour cela que le combat final, tant attendu, est tellement réduit à sa portion congrue qu'il en est décevant. Mais l'essentiel est sans doute ailleurs.

La plus grande réussite de La cité de Gâa, c'est ce final en points de suspension (« Demain ils suivraient le fleuve ») qui laisse le lecteur dans l'attente du prochain tome ! On espère donc avoir des nouvelles rapidement de l'auteure qui sait apporter une vision intéressante (parce que féminine ?) à la fantasy.

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