Moleskine city notebook

/ Article - écrit par Kei, le 13/03/2008

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La famille Moleskine
La famille Moleskine
Le Moleskine est un petit carnet noir à la couverture rugueuse, fermé par un simple élastique vertical. Il doit son nom à cette texture étrange, surnommée peau de taupe (mole skin) en anglais. Et il doit sa renommée à la flopée d'artistes de tous bords qui ont utilisé ces carnets pour écrire et dessiner. On trouve parmi eux des noms aux consonances familières : Picasso, Hemingway, Van Gogh... (Le site officiel cite également Chatwin, à qui l'on doit le nom « Moleskine » mais je me suis arrêté à ceux que ma culture comprend).

Dans les années 1980, les fameux carnets deviennent introuvables, et en 1986 la maison qui les éditait fait faillite. C'est compter sans un petit éditeur milanais qui rachète les droits en 1998 et relance ces petits carnets hype qui font depuis le bonheur des italiens, parmi lesquels la marque est devenue extrêmement populaire (et copiée, comme en témoignent les étals sur les marchés) et celle des étudiants en architecture, tous plus attirés vers le glamour que vers le côté pratique de la chose.

Un glamour qui se paye, entre 5 et 20 euros suivant les modèles. Car la bonne idée de l'éditeur italien a été de décliner le concept non seulement sous forme de carnets petits carreaux / feuilles blanches / simples lignes, mais également en version story board (blanc avec deux cadres par page), ou portée musicale. Outre les différentes impressions, on trouve également des répertoires téléphoniques, des « info book » (les pages sont séparées en 5 catégories accessibles de la même manière que pour un répertoire), porte-cartes, albums japonais (les pages se déplient), papier pour aquarelle, etc.

Le City Notebook
Le City Notebook
Le petit dernier de cette série est le « city notebook », un guide de voyage à faire soi-même. Disponible pour 22 villes à travers le monde (des capitales pour la plupart), ces calepins proposent une carte de la ville (avec des intercalaires transparents qui permettent de prendre des notes), un index des rues, des pages vides « normales » et une partie semblable au « info book ». Des pages qui n'aspirent qu'à être remplies des mille découvertes éblouissantes et des récits extraordinaires de vos aventures non moins fantastiques que vous ne manquerez pas de faire. Un concept ludique et sympathique, même s'il ne remplace bien évidemment pas le guide du routard (surtout si celui ci est galactique).

A l'heure de l'Internet participatif (qui a sans doute donné des idées à l'éditeur), il aurait été bien dommage que les merveilles qui, à n'en pas douter, seront écrites dans ces carnets ne puissent pas être partagées avec la terre entière. C'est pourquoi un site web (http://www.moleskinecity.com/) a été créé, avec un concept simple : 3 personnes se chargent de mettre en place sur le site les histoires, endroits et découvertes qu'envoient les internautes, le tout étant consultable par tout un chacun.

Une idée sympathique et originale. Et ne crachons pas dans la soupe, car cela n'arrive pas tous les jours dans le monde de l'édition de cahiers.
Ceci dit, votre serviteur, en dépit de ses fait d'armes touristiques (j'en veux pour preuve l'origine de l'information, découverte dans TGV magazine) ne peut s'empêcher d'y voir une manière de flatter l'égo en mal de création d'étudiants en quête d'authentique, même si celui-ci est fabriqué à la chaîne.

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