3/10Fullmetal Alchemist - Tome 3 - La vallée aux pétales blancs

/ Critique - écrit par Kei, le 01/04/2007
Notre verdict : 3/10 - foulemétale (cf Krän) (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 5 réactions

Avouons-le, en plus d'être une bonne série, Fullmetal Alchemist est une vache à lait. Ses possesseurs n'en finissent pas de la traire, atteignant auparavant presque le niveau de ce qui a été fait avec la licence Yu-Gi-Oh. Mais réjouissez-vous fans de tous bords, car voici venir les nouveaux rejetons de la digestion de cette franchise par le grand méchant capitalisme consumériste. Point d'anime, de manga ou de film. Point de spin-off ou d'aventure parallèle. Ces daubes qui envahissent les étagères des libraires peu regardant sur la qualité des titres qu'ils mettent en avant sont des romans ! De simples romans qui mettent en scène les deux héros de Fullmetal Alchemist lors d'aventures qui prennent place on ne sait quand.

Il faut bien le dire, voir arriver des livres est une chose plutôt inattendue. Profitez bien de l'effet de surprise, c'est sans doute le seul bon effet de ces écrits. Le second effet Kiss Cool laisse ici un arrière goût assez douteux. Car on s'aperçoit très vite qu'entre un scénariste de manga et un auteur de roman, il y a tout un monde que même le dieu marketing ne peut franchir. Si vous trouvez mes phrases pénibles, sachez que celles de ces romans sont pire. Bien pire. Toute personne normalement constituée aura du mal à franchir le cap de la première page, et lâchera l'affaire au bout de 50 pages de torture mentale. Si vous pensiez que la pire chose qui existe en matière de littérature qui fait mal à la tête sont "les essais" de Montaigne en vieux français, apprenez que vous n'avez rien vu. Avec des mots simples, tous contenus dans les fameux 500 mots suffisant à se faire comprendre dans une langue, Makoto Inoue arrive à déclencher des migraines qui vous retournerons le cerveau.

Les clichés littéraires s'empilent sur les fautes de style assez rapidement, et on s'étonne de ne pas s'habituer à tant de misère après 30 page de lecture. L'auteur arrive à se renouveler dans sa médiocrité, et c'est tout à fait remarquable. Remarquez que le travail des traducteurs n'est pas remis en cause. Ils ont sans doute adapté fidèlement le propos de l'auteur. Et en dépit de tous leurs efforts, ils ne peuvent pas transformer des dialogues infâmes en un texte potable. Les répliques du genre "..." sont peut être pertinentes dans un manga, elles font parties des codes qui régissent l'expression des sentiments dans les mangas, mais dans un livre, c'est nul. Inutile de parler du contraste qui se forme en les dialogues, très courts et téléphonés, et le style de la narration, ampoulée et pesante.

Mais au final, toutes ces considérations s'effacent devant un seul fait : ces livres sont destinés aux enfants. C'est un pur produit marketing calibré pour un marché composé de gens qui, apparemment, ne sont pas censés être capables de discerner le bon grain de l'ivraie. Peut être que pour eux, ces livres constitueront un divertissement acceptable. Pour tous les autres par contre, nous n'aurons qu'un conseil : lisez la première page ! Vous pourrez alors vous aussi briller en société en disant que non seulement vous regardez des nanar, mais que vous en lisez.

Au passage, il existe pour le moment 3 de ces romans. Ils sont tous du même acabit.

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