5/10Confessions d'un automate mangeur d'opium

/ Critique - écrit par Val Lazare, le 22/05/2003
Notre verdict : 5/10 - Mon cyber-père je me confesse... (Ecrivez votre critique)

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Confessions d'un automate mangeur d'opium, voici un titre plutôt alléchant. Avec Fabrice Colin et Mathieu Gaborit à la plume, fers de lance dans la jeune garde de la fantasy française, ce roman promettait d'être une bonne surprise.

Sur un récit partagé en deux temps, Colin et Gaborit nous font découvrir un roman d'aventure steampunk, ou la reprise d'un univers cyberpunk, non pas servi par les nouvelles technologies et le capitalisme sauvage, mais par la révolution industrielle du 19ème siècle... et le capitalisme sauvage. Univers steampunk donc, dont la pierre angulaire est la découverte d'une nouvelle source d'énergie, appelée sobrement l'éther et qui permet à l'industrie de concrétiser ses rêves les plus fous : fiacres fendant les cieux, téléchromo, usines titanesques et... automates.

Dans une Paris folle avant l'heure, Margaret Saunders, comédienne de talent, apprend la mort de sa meilleure amie, le soir d'une représentation. Celle-ci aurait chuté d'un aéroscaphe, son corps désarticulé gisant sur le parvis de l'Opéra Garnier, un étrange poème blotti au creux de son poing.

Encore sous le choc, et ne voulant pas croire à la mort de son amie, Miss Saunders s'en remet à son frère Théo, accessoirement médecin dans un asile d'aliénés, pour l'aider à éclaircir cette sinistre affaire.

Frère et soeur vont alors s'enfoncer dans une Paris brumeuse et finalement malsaine à la recherche d'un éventuel assassin. Leurs investigations les mèneront bien curieusement à percer le secret de l'éther, jusqu'à recueillir les Confessions d'un automate mangeur d'opium.

Sur une idée originale, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit n'arrivent malheureusement pas à satisfaire nos attentes. Alors qu'ils se permettent de nous livrer un écrit tout à fait honorable, les deux auteurs semblent manquer singulièrement d'inspiration. Parfaitement structuré, le récit sert une enquête pour le moins improbable. Théo et Margaret manquent clairement de charisme, la mise en scène... d'action. Colin et Gaborit se sont probablement échoués sur l'écueil d'une écriture en duo, leur réputation de conteurs d'univers n'étant plus à faire. Légère déception.

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