7.5/10Cavatines

/ Critique - écrit par Sylvain, le 16/03/2008
Notre verdict : 7.5/10 - Musique maestro ! (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 1 réaction

L'Olibrius Céleste est une maison d'édition associative toute jeune, puisqu'elle a été crée en février 2007. Pour l'instant elle n'a que trois romans par trois auteurs différents dans son catalogue : Alamänder par Alexis Flamand, Entrechats par Cécile Duquenne et Cavatines par Laure Eslère. Et c'est ce dernier roman, paru le 28 janvier 2008, qui nous intéresse aujourd'hui car Laure Eslère a eu la gentillesse de nous le faire parvenir pour qu'on donne notre avis dessus.

Ce qui frappe au premier abord est la couverture, illustrée par Magali Villeneuve et qui, il faut bien le dire, m'a fait un peu peur car j'ai craint de me retrouver avec un roman à l'eau de rose entre les mains. Ce n'est quand même pas le cas, même si le livre parle avant tout d'amour, et même d'amours peu ordinaires, puisque le sujet principal est l'amour entre démons, anges et humains.
Par ailleurs, vous l'aurez deviné grâce au titre, le livre parle aussi de musique, car l'un des protagonistes est très lié à la musique (je vous laisse voir par vous-même). Sinon, pour ceux qui ne suivent pas, une cavatine est une pièce vocale pour soliste dans un opéra, d'où la musique, hein, c'est pour ceux qui lisent de travers que je précise.

Bref, ce livre est bien écrit, même si le style épistolaire fait un peu daté de prime abord. Laure Eslère manie plutôt bien le verbe, même si parfois un effort de concision donnerait plus de tonus à l'intrigue en mettant plus en avant l'émotion et en évitant de parfois trop en faire sur la description des scènes. Cependant, cette lourdeur est sans doute naturelle dans le contexte d'un roman épistolaire, où l'action est décrite par la transmission d'un personnage à un autre des événements. Sur le web, on lit à droite à gauche que le roman est dans la lignée des livres d'Anne Rice. Je ne sais pas si l'auteur le revendique, mais je me permets de ne pas être d'accord. D'abord le seul point commun qu'on pourrait y voir est le fait qu'il y a des êtres pas comme les autres dans les parages, mais c'est vrai de tous les livres de SF/fantasy ou presque. Ensuite l'esthétique XIXe siècle n'est pas l'apanage d'un auteur, et de toute façon je rappelle que les romans liés à Lestat ne se situent pas dans ces temps-là.

Par ailleurs, Laure Eslère a fait un pari de forme audacieux. J'ai déjà parlé du style épistolaire. Mais il y a surtout cet intermède dont le lecteur est le héros qui est une excellente idée. Et qui change la donne lecteur/écrivain en nous permettant d'être actif dans notre lecture (et c'est de pus haute volée littéraire que le loup solitaire).

Au final, j'ai aimé, même si bien sûr on sent que ce roman est le premier édité de cette jeune auteur, par une jeune maison d'édition dynamique. J'attends le prochain !

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