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4.5/10Beautiful Sexbomb - Christina Lauren

/ Critique - écrit par C.Saffy, le 15/03/2014
Notre verdict : 4.5/10 - Pétard mouilllé (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

La série des Beautiful lancée par Christina Lauren en 2013 avec Beautiful Bastard continue cahin-caha sa trajectoire en librairies, avec une série de micro-aventures n’excédant pas les 150 pages ; équivalents des épisodes spéciaux de sitcom déclinés en épisodes-doubles ou en téléfilm, ils étirent une intrigue courte, relativement anecdotique. Le précédent volume Beautiful bitch – en réalité fort peu bitchy et tout à fait dispensable – exploitait déjà cette veine en racontant un épisode de la vie de couple de Chloé et Bennett. Allaient-ils réussir à partir ensemble en vacances dans le sud de la France, malgré leurs emplois du temps si serrés qu’ils ont à peine le temps de tirer un coup tranquille ? Sympathique mais pas très palpitant, ce Beautiful Bitch faisait au moins l’effort d’essayer de raconter le quotidien du couple phare de l’auteur sans toutefois convaincre le lecteur – la faute à un texte trop court et pas très abouti.

Beautiful Sexbomb se déroule quant à lui le temps du weekend qui voit l’enterrement de vie de garçon de Bennett – entouré de Max (Beautiful Stranger), Henry et Will (le futur Beautiful player dont le volume sort en juin 2014) et  qui se déroule comme il se doit à Las Vegas. Inutile de revenir sur la tripotée de films et de romans qui ont si bien su raconter quelle est cette clinquante ville du péché, où l’on peut perdre la notion du temps à force de ne plus voir la lumière du jour, et tous les excès qui peuvent y survenir. D’excès, on n’en trouvera d’ailleurs pas ici puisque ce volume reste très bon enfant, et par moments ne dépasse presque pas le niveau gloussements de collégiennes.

Bien décidées à ne pas laisser les garçons tranquilles, Chloé et Sara (la future femme de Max) débarquent en secret à Las Vegas, sèment la panique dans la petite bande, provoquent leurs amoureux respectifs au point qu’ils abandonnent les tables de jeu pour aller les rejoindre pour des séances de quick sex passionnées à travers la ville. Si le but est de montrer que les deux couples sont fous amoureux, fidèles et ont une libido dingue, on est servis, quoique ça sente parfois les redites. C’est mignon, on sourit parfois, mais globalement on s’ennuie un peu, en se demandant quel est l’intérêt, autre que lucratif dans la sortie de ce volume. Surtout après un Beautiful stranger en demi-teinte et un Beautiful bitch dont la lecture était difficile à terminer. Véritables stakhanovistes avec pas moins de 6 volumes sortis en 2013, les deux auteurs  derrière le nom de plume Christina Lauren feraient peut-être mieux de prendre un peu de repos pour réfléchir posément à leurs intrigues au lieu de se contenter d’aligner platement les scènes de sexe sur des structures squelettiques…

Beautiful Sexbomb, Christina Lauren, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Margaux Guyon, 2014 (2013 pour l'édition originale)

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