Les Annales du Disque-Monde - Tome 10 - Les zinzins d'Olive-Oued

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par - le 06/11/2009

Un alchimiste. Ça sert à quoi déjà un alchimiste ? A changer le plomb en or ? Pas vraiment vu qu'ils arrivent surtout à transformer l'or en un peu moins d'or. En réalité, leur principale activité semble être de faire exploser leur laboratoire. Pourtant, un beau jour, l'un d'entre eux fait une découverte majeure, le genre de découverte qui peut changer la face de l'histoire : l'octocellulose, le composé idéal pour faire des clics.

Clic clic boum

A cet instant précis, le lecteur avisé se pose la question millénaire : « c'est quoi un clic ? ». Ah ! La magie du clic est difficile à décrire. Des rangées de siège dans une pièce sombre. Des bruits de bouche inconvenants qui font scronch, scronch. Un voile blanc diffuse une lueur blafarde. Devant la foule, un héros tout en muscles se bat contre de vilains trolls pour libérer une jolie princesse. Décidément il mérite parfaitement son nom de 7ème art. Et quel meilleur endroit qu'Olive-Oued (vous remarquerez l'étrange ressemblance avec une célèbre colline californienne) pour créer une industrie florissante, l'industrie du clic ? C'est ainsi qu'une bonne partie d'Ankh-Morpork va émigrer vers cette colline au bord de l'océan. Parmi eux, Victor Tugelbend, éternel étudiant à l'Université Invisible pour des raisons d'héritage, va se retrouver en haut de l'affiche, nouvelle coqueluche du Disque Monde. Tout comme Ginger, loin d'être un tigre domestique. Ou encore Gaspode, le chien savant le plus miteux du monde dont les « Ouah, ouah » seraient dignes de la Comédie Française. Sans oublier le plus célèbre des camelots : Planteur J'me-tranche-la-Gorge, toujours à l'affût pour réaliser des bénéfices sans précédents.

Archichancelier rural

Mais toutes les bonnes choses ont une fois, même les clics. Quelque chose ne tourne pas rond derrière ces subites inspirations, ces élans qui amènent les acteurs à revisiter Chantons sous la pluie, Lassie ou King Kong. L'horreur ne vient plus du ciel, mais des profondeurs d'une grotte séculaire, millénaire, comme le prédit le Nécrotélémicon. Heureusement la fine crème de l'Université Invisible est là : Vindzelle Pounze, doyen de l'école de magie, le Bibliothécaire singe anthropoïde tueur, l'économe toujours à la limite (extérieure) de la folie et surtout Mustrum Ridculle, le nouvel archichancelier. Une grande partie de l'intérêt de Les zinzins d'Olive-Oued, outre les multiples références à l'univers du clic, pardonnez, du cinéma, réside dans l'apparition de cet excentrique personnage, loin, très loin des autres mages. Lui, il est plutôt du genre à se lever tôt pour partir à la chasse, juste avant (ou après, difficile de faire la part des choses) avoir bu bière et vin. Un véritable archichancelier qu'on retrouvera dans les tomes suivants des Annales du Disque-Monde.

Les zinzins d'Olive-Oued est une sympathique parodie de l'univers du cinéma, peut-être l'un des plus parodiques de Pratchett. Pourtant on ressent une légère, très légère lassitude, sans doute due à la fadeur du personnage principal, Victor. Heureusement, les personnages secondaires sont là pour mettre un peu d'humour : on rencontrera ainsi Mustrum, Planteur ou Gaspode dans d'autres incursions sur le Disque-Monde.

nazonfly [7/10]

Bzhnono - 14/09/2007 à 12h16

Salut, je viens d'emprunter le tome 3 des annales du disque-monde à la bibliothèque, n'ayant pas pu y trouver les deux premiers tomes.


Et là une question me vient à l'esprit...est-il nécessaire d'avoir lu les deux premiers tomes avant de me lancer dans le troisième ? 

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Veterini - 14/09/2007 à 18h13

Tu peux le lire ! Pas de problème de « suite ».


Cela dit, c’est probablement le plus mal-aimé des livres du
disque-monde (du fait, justement, qu’il ne suive pas les deux premiers romans et
son héros auquel on s’était attaché, mais ça ne te concerne donc pas). Cependant
si tu avais fait une recherche sur le forum, bien que ce soit impossible, et
que tu avais trouvé le bon topic, bien qu’il soit probablement disparut (trop
dla balle kri), tu aurais lu que généralement il est conseillé de commencer les
annales du disque soit par le début, soit par « Mortimer », soit par
« Les petits dieux », soit par « Au Guet ! », bien que
pour ce dernier, il me semble que j’étais le seul à le penser.




Enfin, rassure toi, c’est quand même fort sympa aussi la huitième fille.
(Même si Rincevent il est mieux.)

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